Photographie du DS-250

Le DS-250

Mon DailyScope. 4ème version !

DS-250 – DailyScope 250mm

Ce télescope intègre discrètement de l’électronique embarquée. La structure allie carbone, impression 3D et quelques touches d’aluminium offrant d’excellentes performance pour son poids et un look singulier.

Conçu pour être utilisé à volonté, il est facile à déplacer seul. Avec ses 9kg, il est 3 fois plus léger qu’un Dobson standard.

Une fois démonté (10minutes, sans connaissances) le DS-250 occupe un petit volume et se trouvera facilement une place dans votre véhicule pour vous accompagner dans vos aventures occasionnelles.

Spécifications de la version actuelle (V4) :

Diamètre/Focale : 254/1200mm
Masse : 8,5kg (hors oculaire)
Dimensions (Assemblé/Démonté) : 140x44x44cm / 30x44x44cm
Gestion thermique : Ventilation du primaire. Chauffage automatique du secondaire/viseur
Pointage :Viseur x1 et LASER intégré
Matériaux : Composite Carbone, PETG, Aluminium
Type de miroir : GSO
Cellule primaire : 6 points
Energie :22Wh. 10h d’autonomie hiver. 20h été. Chargeur USB-C

Le style

Même si sa vocation est avant tout scientifique, un instrument d’astronomie reste un objet remarquable et rare.

Les optiques représentent un investissement important et leur développement exige un travail de haute précision. À ce titre, l’instrument mérite une identité forte, reconnaissable et, si possible, élégante.

Son style traduit les émotions que je souhaite transmettre à travers les formes, les couleurs et les contrastes. Le design s’appuie sur des géométries douces, subtilement sculptées.
Une esthétique au service de la fonction, où chaque détail répond à un besoin concret.

Test sous la pleine Lune

Partiellement assemblé, le DS-250 V4 n’a pas encore de base azimutale. Peu importe : posé sur une simple planche de contreplaqué, il livre ses premières images de Jupiter.
La lumière de la Lune était particulièrement belle ce soir-là, offrant l’occasion idéale pour quelques poses longues. On se serait cru en plein jour… à une heure du matin !

LASER intégré

Un laser vert, intégré dans la cage du secondaire, assure la visée : il suffit de l’aligner sur une étoile brillante en début de soirée, et le système fonctionne de manière très efficace.
Un bouton-poussoir assure son activation ponctuelle, limitant ainsi la pollution lumineuse, puisqu’il n’est utilisé que quelques secondes par visée.
À propos de cette photo : elle a été prise avec un temps de pose de dix secondes sous la pleine Lune — on se croirait en plein jour !

DS-250 V4 démonté

En moins de 15 minutes, le mode démonté permet de réduire le télescope à un volume compact, facilitant son rangement ou son transport.

Le DS-250 V4 intègre toutefois une évolution de conception non rétrocompatible avec la V3, qui a légèrement modifié l’efficacité de cette opération.
Par ailleurs, les tiges n’ont pas encore été optimisées en segments assemblables, ce qui constitue une piste d’amélioration pour les prochaines itérations.

La version V5 intégrera ces ajustements afin d’optimiser davantage la compacité et la rapidité de mise en configuration.

Cages de secondaire

C’est sans doute l’organe que j’ai le plus modifié dans ce projet : la cage du secondaire.
Elle a toujours conservé une structure en « T », héritée du Strock, mais sa géométrie, sa masse, sa rigidité et de nombreux autres paramètres ont considérablement évolué au fil des itérations.
Aujourd’hui, la cage adopte la forme d’un anneau élégant, ponctué de décrochements fonctionnels.

Le point de départ

En 2020, j’ai terminé la fabrication de mon premier télescope artisanal, un Strock  250.
J’ai ensuite observé le ciel pendant deux ans avant d’entreprendre des modifications majeures sur l’instrument.

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Modélisation 3D

Le télescope a été entièrement conçu mécaniquement sous FreeCAD.
Toutes les pièces ont été dessinées de manière à pouvoir être imprimées en 3D.
Je ne compte plus les heures passées à affiner ce modèle  : il rassemble aujourd’hui plus d’une centaine de pièces.

Design électronique

Les circuits électroniques sont entièrement conçus sous KiCad.
L’objectif de cette électronique embarquée est simple : assister au maximum l’utilisateur dans sa pratique de l’astronomie.
Pour faire fonctionner le logiciel de bord du télescope, l’électronique intègre plusieurs capteurs ainsi que diverses sorties destinées à piloter l’écran OLED embarqué ou encore le chauffage des optiques.
(Dispo DS250-V5)

Ordinateur embarqué (OBC)

L’ordinateur embarqué (On-Board Computer) repose sur une Raspberry Pi Zero W : des performances modestes, mais une consommation très faible.

Je ne suis pas un grand adepte des ordinateurs en astronomie visuelle : à mon sens, les écrans dégradent souvent la qualité de l’observation.
C’est pourquoi la Raspberry Pi fonctionne ici sans écran au sens classique du terme, et ne nécessite même pas de smartphone pour être pilotée.

Seul un petit écran OLED, placé derrière un filtre rouge, permet de configurer le télescope, qui devient alors un véritable système push-to.
L’interface se limite à l’essentiel : elle propose des cibles en fonction du niveau de difficulté choisi et de leur visibilité dans le ciel — avec un minimum de pixels.
(Dispo DS250-V5)

Production

Les pièces mécaniques sont produites en interne, principalement grâce à l’impression 3D.
Les tubes en carbone proviennent d’une entreprise française, tandis que les miroirs, utilisés depuis 2020, ont été achetés à la Maison de l’Astronomie en France : il s’agit de modèles GSO, des optiques chinoises reconnues pour leur qualité depuis de nombreuses années.

Si l’ensemble de la chaîne de fabrication n’est pas entièrement européenne, elle permet néanmoins de concrétiser rapidement des projets qui, autrement, resteraient à l’état de concept.

Modélisation FEM

Mes pièces sont-elles suffisamment rigides ? La chaleur se propage-t-elle correctement ? La collimation reste-t-elle stable en pointant vers l’horizon ?
Ces questions relèvent typiquement de la simulation numérique. J’ai exploré des outils comme FreeCAD et Elmer, mais leur maîtrise approfondie reste un axe de progression.
En attendant, la conception repose sur une approche plus empirique, basée sur des principes mécaniques simples, des itérations successives et le retour d’expérience.
Avec six ans de conception derrière moi, certaines tendances sont bien identifiées. Mais en optique comme en mécanique de précision, de très faibles déformations peuvent avoir un impact significatif sur la qualité d’image lorsqu’elles apparaissent aux mauvais endroits — d’où l’importance d’une conception robuste dès l’origine.

juin 2, 2020

Strock 250

Première lumière sur un Strock 250 – Un grand merci à son concepteur ! C’est un instrument franchement inégalé à ce jour. Si vous êtes un bon bricoleur c’est un projet intéressant. (Faut aimer le contreplaqué)

juin 2, 2020
août 8, 2020

Intégration électroniques et viseur

Associé à une raspberry pi zero, le viseur aide à se repérer via quelques capteurs intégrés au télescope. La température des éléments optique est suivie et corrigée pendant la nuit pour lutter contre la buée.

août 8, 2020
juillet 5, 2021

Evolution électronique vers la V1

Suite à une mauvaise manipulation, j’ai dû remplacer des pièces. L’occasion de passer d’une plaque à trous vers un vrai PCB. Miniaturisation et renforcement des connecteurs.

juillet 5, 2021
mai 7, 2024

PCB & 3D print addiction! Naissance du DS250-V0

Remplacement de la cage secondaire par une version imprimée en 3D.
Changement des PCB, mais tentative ratée de rétrocompatibilité avec la cage primaire. Instrument HSOuch :(

mai 7, 2024
septembre 2, 2025

V1 – Corrections de rigidité et de masse sur la cage secondaire

L’impression 3D devait alléger & rigidifier l’ensemble. Ca été tout le contraire. Retour à la planche à dessins…

septembre 2, 2025
décembre 11, 2025

Remplacement de la cage secondaire. Tant qu’à faire, cage primaire aussi ! V2, V3, v4

Grosses évolutions en l’espace de 2 mois. Le télescope n’a plus rien d’un Strock 250. Il prend la forme qu’il connait aujourd’hui à quelques détails près ;). La V4 !

décembre 11, 2025

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